《暗黑破坏神 IV》Switch 2 版评测
Test Diablo IV sur Switch 2
法媒 Jeuxvideo.com 编辑 TheXsable 评测指出,《暗黑破坏神 IV》Switch 2 移植版锁30 fps运行,战斗面对怪群仍流畅。底座分辨率1440p、便携1080p,但游戏需持续联网限制了纯掌机体验;该版本直接包含本体与两个扩展,适合新玩家随时游玩。
Test Diablo IV sur Switch 2 : Le hack'n'slash ultime signe un portage convaincant pour jouer n'importe où...
Publié le 12/10/2026 à 07:05
3 ans après sa sortie, Diablo IV finit par arriver sur Nintendo Switch 2. Alors que Blizzard tourne la page de cet épisode suite à la sortie de sa dernière extension, Lord of Hatred, le hack'n'slash tente de conquérir un nouveau public avec ce portage. Mais est-il à la hauteur de celui de Diablo 3 sur la première Switch ?
Diablo 4 sur Nintendo Switch 2, ça donne quoi ?
Après Final Fantasy XIV Online, c'est autour d'un autre "MMO" d'atterrir sur Nintendo Swtich 2 : Diablo IV. Rappel, si le titre reste évidemment l'un des grands noms du hack'n'slash, cet épisode a pris un tournant MMO qui n'a visiblement pas plu à tout le monde vu les premières lignes esquissées Diablo V. Mais alors que Blizzard a annoncé que Diablo IV n'aurait plus d'extension avant la sortie de sa suite en 2029, c'est avec cette version "définitive" que le titre finit par débarquer sur Nintendo Switch 2. Un choix plus que logique quand on se rappelle du succès de Diablo III : Eternal Collection sur la première Switch. Alors, est-ce que cette suite s'en sort aussi bien ?
Comme on l'a dit, Diablo IV a une forte dimension MMO, ce qui oblige à être constamment connecté à internet pour y jouer et donc empêche de vraiment jouer partout. De quoi amputer une partie de l'aspect portable de l'expérience, ce que n'avait pas Diablo 3. Hormis ce détail qui est propre au jeu lui-même, ce portage ne s'est pas fait sans concession technique. En premier lieu, la fréquence est capée à 30 images par seconde, tandis que la résolution varie entre 1440p en docké et 1080p en portable. Le rendu est donc évidemment moins beau que sur PC, PS5 et Xbox Series X. Mais au-delà de ça ?
En portable, Diablo IV est une expérience qui réussit à tenir la route en sacrifiant certains éléments pour que l'action reste fluide en toutes circonstances. Les effets sont moins présents que sur les autres versions, la fréquence d'images des ennemis passe parfois sous la barre des 30 i/s, mais tout cela est fait dans un seul but : faire en sorte que la vitesse des combats ne soit jamais ralentie malgré tous les ennemis à l'écran et c'est bien là le plus important. Pour autant, ça n'empêche pas l'expérience d'avoir des ralentissements, mais lors de moments moins importants comme l'exploration de l'open-world (avant de croiser des ennemis, encore une fois) ou dans les villes remplies de joueurs.
En revanche, on ne peut noter une certaine différence de performances entre le mode portable et en docké. Sur un écran d'ordinateur ou une TV, ces lacunes visuelles sont plus perceptibles que sur l'écran de la Switch 2. Et tant mieux que ça soit dans ce sens et non dans l'autre, on imagine que la plupart des joueurs vont en profiter avant tout en nomade. Seul petit souci : vu que c'est un hack'n'slash, le jeu est rempli de petits textes, ce qui n'est pas toujours pratique à lire sur un petit écran. Mais bon, pas de quoi gâcher le constat global : Diablo IV est un solide portage sur Nintendo Switch 2 qui permet de faire son leveling et autre n'importe où... à condition d'avoir une bonne connexion internet !
TEST ORIGINAL DE DIABLO 4 : LORD OF HATRED PAR CHARLAN (25/04/2026)
Une narration au sommet : la traque de Méphisto
L'une des plus grandes forces de Diablo IV à son lancement était son atmosphère poisseuse et désespérée. En 2026, ce constat n'a pas pris une ride, il s'est même intensifié. Pour ce test, j'ai repris le jeu dans les conditions d'un nouveau joueur et le verdict est sans appel : la campagne reste le joyau de la couronne. L'écriture des personnages gagne encore en épaisseur, s'éloignant des clichés du genre. Le conflit entre la Lumière et les Enfers n'est jamais manichéen ; chaque protagoniste agit selon des convictions qui leur sont propres, rendant leurs dilemmes moraux presque palpables.
Si vous lancez Diablo IV aujourd'hui, vous n'achetez pas seulement un jeu, mais une saga complète. La force du titre réside désormais dans sa continuité narrative. Le récit, qui débutait par la traque de Lilith, s'est transformé en une épopée sombre. L'intégration des arcs narratifs des extensions au sein de la campagne initiale fluidifie l'expérience : on ne ressent plus de coupure, mais une montée en puissance.
L'écriture gagne en maturité. La performance des doubleurs (dont l'illustre Féodor Atkin) et la mise en scène, alternant cinématiques grandioses et plans fixes soignés, placent Diablo IV au sommet de la narration du genre. C'est simple : aucun concurrent n'arrive à ce niveau de "storytelling" et d'incarnation. On regrettera cependant que cette conclusion épique nécessite désormais un investissement total, le jeu de base se terminant sur un sentiment d'inachevé sans ses extensions.
VIdéo-test original
Gameplay : Fluidité retrouvée et rythme effréné
Le "Day One" de 2023 appartient à une autre époque. Blizzard a écouté les joueurs sur de nombreux points de friction qui alourdissaient l'expérience. L'un des changements les plus salvateurs est la refonte du "level design" des donjons de campagne. Fini les allers-retours fastidieux pour activer trois leviers situés aux quatre coins d'une carte labyrinthique ; on fonce désormais vers l'objectif avec une fluidité bienvenue. Cette dynamique est renforcée par l'accès immédiat à la monture mais aussi à la carte superposée, supprimant les longues phases d'errance à pied qui plombaient le rythme du jeu original.
La progression globale a également été recalibrée. En parcourant l'intégralité de la trame narrative actuelle (jeu de base + extensions), on atteint naturellement le niveau 70, nous projetant directement dans le "Endgame" sans passer par la phase de "grind" un peu fade qui existait autrefois. S'il m'avait fallu plus de 40 heures à l'époque pour en voir le bout, c'est seulement une vingtaine d'heures qui est nécessaire aujourd'hui pour voir l'intégralité de la campagne.
Le roster s'étoffe aussi. Le nombre de classes était limité à la sortie, avec seulement 5 jouables. Avec l'ajout du Sacresprit, du Démoniste et du Paladin, il y a désormais de quoi faire plus avec des expériences variées. Toujours est-il qu'il en manque encore des iconiques, comme le Moine ou le Féticheur.
Technique et Ergonomie : Le point de rupture
Si visuellement le jeu reste une claque absolue, le bilan technique global en 2026 est loin d'être idyllique.
La stabilité réseau fâche toujours. Trois ans après le lancement, le jeu souffre encore de lags chroniques et de bugs de synchronisation récurrents. C'est flagrant dans les nouveaux modes comme la Haine Résonnante : se faire déconnecter ou subir un "rubberbanding" (effet de téléportation généré par le lag) reste frustrant et inconfortable pour les joueurs.
Côté ergonomie, si des efforts ont été faits avec des onglets dédiés pour les ressources, l'expérience reste laborieuse pour les joueurs console. L'interface sature sous le poids des nouveaux systèmes. On se retrouve à surutiliser les gâchettes pour naviguer entre le forgeron, l'occultiste et le joaillier, multipliant les allers-retours fatigants. Même après des dizaines d'heures, la confusion des touches guette. L'armurerie sauve les meubles en sauvegardant les builds, mais la micro-gestion quotidienne reste une corvée.
On peut désormais filtrer le butin que l'on voit
Endgame : le verdict
C’est ici que Diablo IV dévoile sa véritable nature : un jeu de bricolage permanent. Le contenu de haut niveau s’est enrichi de 8 niveaux de difficulté supplémentaires (jusqu’au Torment 12) et de deux outils majeurs pour le "min-maxing" :
- Le Cube Horadrique & Le Talisman : Ces deux ajouts sont désormais le cœur battant du endgame. Le Cube facilite enfin la création d'équipements et de ressources, tandis que le Talisman permet d'insérer des charmes puissants. On dépasse ici le simple boost de statistiques : ces objets offrent de véritables nouveaux pouvoirs légendaires. C'est une profondeur bienvenue pour optimiser son héros dans les moindres détails, mais cela renforce le côté "tableur Excel" du jeu.
- La Haine Résonnante et les Plans de Guerre : Les Plans de Guerre tentent de guider les joueurs via un arbre de talents dédié aux activités haut niveau. Quant à la Haine Résonnante (un mode survie par vagues), elle offre un baromètre de puissance plus efficace que la Fosse, mais elle est gâchée par les soucis techniques cités plus haut.
Malgré ce contenu supplémentaire, le fond du problème reste le même avec des activités qui manquent de saveurs. Qu'elles s'appellent Vagues Infernales, Hordes Infernales, Bas-Fond ou la Fosse, ce sont globalement les mêmes dans le fond voire dans la forme.
Le problème fondamental de Diablo IV en 2026 est son manque de satisfaction. Le jeu ne propose pas de réelles mécaniques d'action sur lesquelles s'adapter. Le endgame consiste essentiellement à transformer son personnage en une machine automatique capable de "One Shot" des boss avant que ces derniers ne fassent de même. On est dans une course au chiffre pur, où l'optimisation minutieuse prime sur le skill. C’est gratifiant pour ceux qui aiment bricoler minitieusement, mais rébarbatif pour ceux qui cherchent un gameplay d'action technique varié demandant de s'adapter à des conditions changeantes.
Conclusion
Points forts
- Un portage Nintendo Switch 2 qui reste fluide même face à des hordes
- Le jeu de base et ses 2 extensions directement dans la version Switch 2
- 8 huit classes jouables
- Une meilleure fluidité dans la progression de la campagne
- Des fonctionnalités demandées par les joueurs depuis longtemps
- Une histoire enfin complète...
Points faibles
- ...Mais en kit
- De nombreuses concessions techniques pour tourner sur Nintendo Switch 2
- Des serveurs toujours instables
- 3 ans après, un contenu endgame qui a trop peu évolué
- Gestion de l'inventaire encore perfectible
Note de la rédaction
Diablo IV peut s'installer confortablement à la table des portages Switch 2 réussis. En sacrifiant certains éléments visuels, le titre de Blizzard a fait les bons choix pour conserver ce qui fait de l'essence du hack'n'slash : une action fluide lors des combats face à des hordes de monstres. Et si la connexion obligatoire du jeu gâche un peu l'aspect portable, il n'en reste pas moins que cette version Switch 2 est un excellent compagnon, autant pour les vétérans de la première heure que pour ceux qui vont découvrir Diablo IV avec tout son contenu. Reste à espérer que Diablo V soit directement sur Nintendo Switch 2 dès sa sortie.
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